Foire aux questions
Changement climatique en France
Quelle est l’évolution constatée du climat en France ?
Quelle est l'évolution constatée des précipitations en France ?
Y a-t-il plus de sécheresse des sols en France ?
Y a-t-il plus de vagues de chaleur en France ?
Comment évolue le nombre de jours de gel en France ?
Impacts agricoles et forestiers du changement climatique
Quels sont les impacts observés du changement climatique sur les rendements du blé tendre ?
Les deux dernières décennies voient le déclin de la tendance à la hausse du rendement céréalier dans de nombreux pays européens dont la France. Le changement climatique (stress thermique, sécheresse) étant l’un des facteurs explicatifs majeur de la stagnation des rendements. Récemment, 2016, 2022 ou bien 2024 viennent compléter la liste des années ou le climat a affecté sévèrement les rendements. Ainsi, les exploitations agricoles doivent composer avec une plus grande variabilité interannuelle du rendement.
Avec Climadiag Agriculture et Forêt, il est possible par exemple de quantifier et visualiser l’évolution du risque de stress thermique (échaudage) ou bien du déficit hydrique à différentes périodes du cycle de développement du blé.
Quels sont les impacts observés du changement climatique en viticulture ?
Depuis les années 1980, la date des vendanges est avancée de près de 20 jours pour la plupart des vignobles de France. Cette avancée est due à l’augmentation moyenne des températures d’environ 0,3°C. par décennie (soit 1,2°C. sur une période de 30 ans). Ainsi, les vendanges se produisent à une période plus chaude, avec des conséquences sur la qualité du vin (degré d’alcool, profils aromatiques, etc.). Le cumul supérieur de températures a également pour conséquence un démarrage végétatif de la vigne plus précoce au printemps, avec pour conséquence une exposition au risque de gel. Enfin, le potentiel productif de la vigne est régulièrement contraint par un déficit hydrique qui se renforce, particulièrement dans les terroirs les plus au sud de la France.
Avec Climadiag Agriculture et Forêt, il est possible par exemple de quantifier et visualiser l’évolution du risque de gel tardif pour la vigne, l’évolution du déficit hydrique sur le cycle cultural ou bien encore l’évolution de la disponibilité thermique en lien avec chaque cépage.
Quels sont les impacts observés du changement climatique sur la production de fourrages ?
A l’instar de l’ensemble des plantes cultivées, les espèces fourragères bénéficient elles aussi d’un cumul de degrés jour supérieur avec l’élévation de la température moyenne en France. C’est le cas notamment des prairies dont les dates de reprise de végétation, de mise à l’herbe des animaux, ou encore de réalisation des ensilage ou foin avancent tendanciellement de plusieurs jours. Il en est de même pour les espèces fourragères annuelles comme le maïs ensilage dont la date de récolte avance régulièrement. Par ailleurs, le renforcement du déficit hydrique sur les périodes du printemps et de l’été occasionne des baisses de production de fourrages pour alimenter les animaux.
Avec Climadiag Agriculture et Forêt, il est possible par exemple de quantifier et visualiser l’évolution des dates de valorisation des prairies (mise à l’herbe, foin, etc.), ou bien encore l’évolution du déficit hydrique estival des prairies ou du maïs ensilage.
Quel est le risque d’inconfort thermique des vaches laitières avec des vagues de chaleurs plus intenses et plus fréquentes ?
La vache est peu adaptée à la chaleur puisqu’elle l’évacue difficilement en transpirant peu alors qu’elle en produit elle-même beaucoup. Les vaches manifestent leur inconfort en cas de stress thermique par des changements visibles dans leur comportement : elles restent plus longtemps debout, recherchent l’ombre et les points d’abreuvements, allant jusqu’à réduire leur métabolisme alimentaire et par conséquence leur niveau de production de lait. Ainsi, une vague de chaleur modérée (5 jours consécutifs à plus de 30°C.) peut entraîner une baisse de 20 à 30% de la production journalière de lait. La question du stress thermique des vaches est désormais au centre des préoccupations des tous les éleveurs.
Avec Climadiag Agriculture et Forêt, il est possible par exemple de quantifier et visualiser les risques de stress thermiques selon la période de l’année, ou bien encore de déterminer le niveau d’inconfort thermique au travers des différentes classes d’ITH (Index Température-Humidité).
Quels sont les impacts observés du changement climatique sur les forêts ?
Le changement climatique pèse lourdement sur la sylviculture en France. L’Inventaire Forestier National (IFN) rapporte que la mortalité des arbres a doublé en dix ans (de 7,4 Mm³/an (période 2005-2013) à 15,2 Mm³/an (période 2014-2022)), ce qui représente environ 0,5 % du volume total de bois vivant. Parallèlement, la croissance des forêts ralentit : l’accroissement net du volume de bois sur pied a été divisé par 2 entre les périodes 2005-2013 et 2014-2022.
Ces changements sont liés à des conditions défavorables : stress hydrique dû aux sécheresses répétées, températures élevées, multiplication des feux de forêt et prolifération accrue de bioagresseurs (champignons, insectes, bactéries), qui affaiblissent les arbres, augmentent les dépérissements et réduisent la productivité forestière. En conséquence, la sylviculture doit faire face à plusieurs défis : renouveler les peuplements plus fréquemment, adapter les essences plantées, limiter les prélèvements pour éviter d’épuiser le capital bois, et repenser la gestion forestière pour maintenir la résilience des forêts.
Avec Climadiag Agriculture et Forêt, il est possible par exemple de quantifier l’évolution du bilan hydrique pour les différents horizons de réchauffement définis dans la TRACC.
Données : projections climatiques
Qu’est-ce qu’une modélisation climatique ?
Des modèles climatiques numériques sont utilisés pour projeter l'évolution future possible du système climatique ainsi que pour comprendre le système climatique lui-même. Ils sont construits sur des descriptions mathématiques des processus physiques gouvernants du système climatique (par exemple, la quantité de mouvement, la masse et la conservation de l'énergie, etc.).
Pourquoi les indicateurs sont à présent calculés selon des niveaux de réchauffement et non pas classiquement selon des scénarios climatiques différenciés (RCP2.6, RCP8.5, etc.) ?
Dans le cadre de la préparation du prochain plan national au changement climatique (PNACC-3), la France s’est dotée d’une trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) qui précise à quoi les secteurs et territoires doivent s’adapter et à quelle échéance.
La TRACC est basée sur une approche en niveau de réchauffement planétaire dont la correspondance pour la France hexagonale a été établie (source DRIAS).
On retient généralement des périodes de 30 ans pour définir un climat. Pourquoi la TRACC s’appuie t’elle sur des périodes de 20 ans ?
La TRACC considère 3 niveaux de réchauffement pour la France hexagonale : +2°C en 2030, +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100, selon une référence pré industrielle.
Le climat correspondant à ces niveaux de réchauffement a été décrit à partir de données de projections climatiques et indicateurs produits pour le projet national Explore 2.
Des horizons de 20 ans, conformément aux pratiques du GIEC (cf. atlas IPCC), ont été pris en compte pour représenter la variabilité interannuelle pouvant exister à ce niveau de réchauffement. Des horizons calculés sur des périodes plus longues (30 ans par exemple) pourraient intégrer des niveaux de réchauffement sensiblement différents dans une même période.
Les données de l’horizon 2010 correspondent elles à des observations météorologiques ?
Les indicateurs sont construits à partir de 17 simulations climatiques : a-t-on le droit de n’en retenir qu’une seule ?
Les données et indicateurs de la TRACC s’appuient sur le jeu de projections climatiques régionalisées le plus récent disponible en France, produit pour le projet national Explore2.
La disponibilité de 17 simulations permet de représenter au mieux les incertitudes sur les changements attendus des variables climatiques et notamment les précipitations. En dehors d’une approche visant à la seule sensibilisation des acteurs, le fait de ne retenir qu’une simulation, même proche de la médiane de l’ensemble, pourrait conduire à des actions de mal adaptation.
Il existe parfois de grandes variations dans les résultats calculés, notamment pour les précipitations. Comment les interpréter ? Quel niveau de confiance leur accorder ?
Quelle est la fiabilité des résultats pour des points de grille situés en zone de montagne ?
Quelles perspectives pour des calculs d’indicateurs agro-climatiques sur les territoires de la France d’Outre-Mer ?
Indicateurs et filières
Quels indicateurs et usages en filière grandes cultures ?
Le replay du Webinaire - CANARI dans les filières – grandes cultures (durée 60 min) permet de synthétiser les principaux impacts du changement climatique sur les grandes cultures puis de mettre en avant les principaux indicateurs spécifiques à cette filière : échaudage thermique en fin de cycle cultural, déficit hydrique estival, pluviométrie au semis, risque de gel hivernal, etc.
La seconde partie du webinaire est consacrée à des témoignages d’utilisateurs sur leurs utilisations de l’outil en filière grandes cultures.
Quels indicateurs et usages en filières élevage ?
Le replay du Webinaire - CANARI dans les filières – Elevage (durée 60 min) permet de synthétiser les principaux impacts du changement climatique en élevage puis de mettre en avant les principaux indicateurs spécifiques à cette filière : date de mise à l’herbe des animaux, date de réalisation des foins, sécheresse estivale, nombre de jours d’inconfort thermique des bovins (ou ITH), etc.
La seconde partie du webinaire est consacrée à des témoignages d’utilisateurs sur leurs utilisations de l’outil en filière élevage.
Quels indicateurs et usages en filière viticole ?
Le replay du Webinaire - CANARI dans les filières – viticulture (durée 50 min) permet de synthétiser les principaux impacts du changement climatique sur la vigne puis de mettre en avant les principaux indicateurs spécifiques à cette filière : déficit hydrique sur le cycle culture, dernier jour de gel printanier, indice héliothermique du Huglin, indice de fraîcheur des nuits, etc.
La seconde partie du webinaire est consacrée à des témoignages d’utilisateurs sur leurs utilisations de l’outil en filière viticulture.
Des indicateurs sur les bioagresseurs sont-ils proposés ?
Les bioagresseurs peuvent eux aussi être influencés par l’évolution des conditions climatiques. Il existe encore peu d’études permettant de mettre en avant des indicateurs de ce type.
Toutefois, Climadiag Agriculture et Forêt propose aux utilisateurs quelques indicateurs relatifs à des ravageurs : simulation date de l'arrivée des bruches en lentilles, simulation de la date du premier vol de la mouche de la carotte, début d’activité du vol de la pyrale du maïs, etc.
Est-ce possible de combiner plusieurs indicateurs ?
Pour les types d’indicateurs climatiques et agro-climatiques, les requêtes de calculs pourront être démultipliées successivement par les utilisateurs mais il ne sera jamais possible de combiner plusieurs indicateurs entre eux.
La nouvelle catégorie d’indicateurs phéno-climatiques permettra de combiner des indicateurs de type date de stade de développement (levée, floraison, etc.) avec un indicateur de risque climatique (risque de chaud, risque de froid, risque de sécheresse, etc.).
Je ne trouve pas mon indicateur d’intérêt ou je souhaite partager de nouveaux indicateurs avec la communauté des utilisateurs ?
Fonctionnalités, utilisateurs & usages
Comment fonctionne le service proposé ?
Le webinaire Découverte de CANARI-France (durée de 45 min) est disponible en replay pour tous les nouveaux utilisateurs désireux d’en savoir plus sur la plateforme.
Absence de propositions de communes dans le sélecteur de la page d’accueil ?
Il est demandé aux utilisateurs de saisir le nom d’une ville ou commune depuis la page d’accueil de Climadiag Agriculture et Forêt. Certains utilisateurs sont parfois confrontés à une absence de proposition dans ce sélecteur et ne peuvent donc pas enclencher leur procédure de calcul. Ce dysfonctionnement est tout simplement lié à l’absence d’activation du compte utilisateur : il suffit donc d’aller sur « Mon compte » en haut à droite de l’écran puis de se connecter. Ensuite, revenir sur la page de garde et le sélecteur devient actif : retenir une proposition et poursuivre une requête de calcul d’indicateur.
Comment revenir à l’étape précédente au cours d’une procédure de calcul ?
La procédure de calcul d’un indicateur se déroule en 3 étapes :
- Sélection d’un point de grille,
- Choix d’un indicateur et paramétrage de la requête,
- Visualisation des résultats.
Une fois que la procédure de calcul est enclenchée, il est possible pour l’utilisateur de revenir à l’étape précédente en cliquant sur la zone bleue correspondante en haut de l’écran (ces onglets sont actifs via un clic). Par ce principe, il est possible de démultiplier successivement et rapidement des calculs pour un même point de grille en revenant à l’étape 2 suite à la lecture d’un indicateur. Attention, ne jamais cliquer sur le bouton « Retour arrière ou précédent » de votre navigateur car cela provoquera une rupture de la procédure avec retour à la page d’accueil de Climadiag Agriculture et Forêt.
Qui sont les utilisateurs de Climadiag Agriculture et Forêt ?
Une analyse des utilisateurs et usages de CANARI-France a été réalisée en avril 2023 : environ 1400 utilisateurs étaient alors recensés parmi lesquels une vingtaine de communautés d’organismes agricoles étaient représentées. Les utilisateurs les plus nombreux du service climatique travaillent en bureaux d’étude et en chambre d’agriculture.
Concernant les calculs réalisés, une dynamique de 800 calculs/mois apparaît. Une très grande majorité des utilisateurs utilisent qu’une faible part des indicateurs disponibles (4 à 5 en moyenne). Près d’un calcul sur deux concerne la température moyenne ou bien le cumul de précipitations.
Enfin, 3 types d’usages principaux du service ont été identifiés : animation de collectifs d’agriculteurs afin de les sensibiliser au changement climatique, expertise agro-climatique et approche de vulnérabilité d’exploitations agricoles, ou bien la réalisation de références techniques. Le rapport ADEME est disponible en ligne.
Est-ce possible de sélectionner plusieurs points de grille pour analyser un territoire ?
La procédure de calcul du service est basée sur la sélection d’un seul et unique point de grille qui permettra ensuite à l’utilisateur de démultiplier des calculs d’indicateurs d’intérêt pour ce même point de grille. Il n’est donc pas possible de produire simultanément des calculs pour plusieurs points de grille.
Pour autant, les utilisateurs intéressés par une dimension territoriale pourront alors retenir quelques points de grille couvrant leur territoire d’intérêt (réalisation d’un transect) : pour chaque point de grille, lancer le calcul de l’indicateur puis exporter les résultats obtenus afin de les comparer entre eux.
Comment conserver ou bien partager ses résultats d’indicateurs ?
Lors de la dernière étape de la procédure de calcul, étape de visualisation, l’utilisateur a la possibilité de conserver ses résultats en cliquant sur le bouton « Exporter les graphiques » situés en bas à gauche de l’écran : un fichier image de la totalité de l’écran est alors créé et peut être enregistré par l’utilisateur. De même, une fonctionnalité d’export du tableau de valeur de valeurs (au format csv) ou bien de l’ensemble des données brutes des boîtes à moustaches (au format csv) sont activables par les utilisateurs.
Enfin, il est aussi possible pour l’utilisateur de partager la fenêtre web de l’étape résultat avec un tiers en copiant/collant le lien de l’adresse web en question.